GeoDataDays 2026 : l'IA géomatique n'est plus une nouveauté, voici ce qui compte vraiment
Polygonia sera aux GeoDataDays 2026 à Tours les 16 et 17 septembre. Un an après avoir présenté l'IA en géomatique, le débat a changé : la question n'est plus technique, elle est métier.
Les GeoDataDays reviennent les 16 et 17 septembre 2026 au Palais des Congrès de Tours. Pour sa 9ème édition, l’événement national de référence de la filière géonumérique, organisé par l’Afigéo, rassemblera élus, gestionnaires de territoire, chercheurs, géomaticiens et entreprises autour de la donnée géographique et de ses usages.
Polygonia y sera. Et cette année, le message n’est plus le même qu’il y a douze mois.
Il y a un an : encore expliquer l’IA
Aux GeoDataDays 2025, il fallait encore démontrer ce que l’intelligence artificielle pouvait apporter à la géomatique. Nous y avons présenté la conférence « SIG & IA : une nouvelle approche du SIG avec Polygonia » : montrer qu’un modèle pouvait lire une couche, croiser des sources, répondre en langage naturel. Expliquer MCP, agents, LLM, et convaincre que ce n’était pas qu’une mode.

Ce travail de pédagogie était nécessaire. Il a permis à toute une filière de s’approprier les briques techniques. Sur le salon, nous avons aussi tenu stand pour échanger avec les acteurs de la filière autour de cette même conviction : l’IA n’est pas un gadget à coller sur un SIG, c’est une nouvelle façon de le concevoir.

Aujourd’hui : la brique technique est là
Un an plus tard, le paysage a changé. MCP data.gouv, MCP QGIS, chatbots internes dans presque chaque organisation : la capacité technique n’est plus rare. Elle est accessible, documentée, et globalement démocratisée.
Ce n’est plus une nouveauté. Et c’est une bonne nouvelle.
Parce que une fois que la technologie est disponible pour tout le monde, la différenciation ne se joue plus sur le modèle. Elle se joue sur l’usage.
La vraie question : pour qui ça change quelque chose ?
La question n’est plus : « est-ce que l’IA sait lire une donnée géographique ? »
Elle est : dans quelle application concrète est-ce que ça change quelque chose pour quelqu’un ?
C’est ce que nous avons passé l’année à construire chez Polygonia : non pas un démonstrateur de plus, mais des applications métier où l’IA géospatiale produit un résultat actionnable, au quotidien.
Prospection foncière : logistique et énergies renouvelables
Identifier le bon terrain, au bon endroit, avec les bonnes contraintes (urbanisme, réseaux, environnement, propriétaires) reste un processus long et fragmenté. Nous avons concentré l’IA sur ce parcours : croisement multi-sources, scoring, qualification, jusqu’au contact utile.
Pour les développeurs EnR (Polygonia Helios) et les acteurs de la logistique et de l’immobilier (Polygonia Argus), l’enjeu n’est pas d’admirer une carte générée par un modèle. C’est de passer plus vite de la question foncière à la décision.
Gestion des réseaux
Les gestionnaires de patrimoine réseau (eau, énergie, telecom…) disposent déjà de volumes de données considérables. Ce qui manque souvent, ce n’est pas la donnée : c’est la capacité à l’interroger sans passer par trois outils et un expert occupé.
Sur notre plateforme SIG, l’IA devient pertinente quand un opérationnel peut poser une question métier et obtenir une réponse cartographiée, contextualisée, utilisable immédiatement : pas un chat générique, une aide à la décision sur le terrain.
Jumeaux numériques 2D, 3D et BIM : enfin utiles au quotidien
Les jumeaux numériques ont longtemps brillé en réunion et peiné dans le quotidien. Trop beaux, trop lourds, trop déconnectés des workflows réels.
Notre conviction : un jumeau numérique ne vaut que s’il sert à agir - piloter un patrimoine, croiser le BIM avec le territoire, répondre à une question opérationnelle sans expertise SIG. 2D, 3D, BIM : pas pour impressionner, pour décider.
Ce que vous pourrez voir à Tours
Aux GeoDataDays 2026, nous ne viendrons pas « présenter l’IA ». Nous viendrons montrer ce qu’elle change concrètement sur ces trois fronts (prospection, réseaux, jumeaux numériques), avec des cas d’usage issus d’une année de construction produit et de retours terrain.
Si vous êtes sur place, venez nous parler. Que vous soyez géomaticien, décideur territorial, développeur EnR, gestionnaire de patrimoine ou simple curieux de la filière : la conversation intéressante aujourd’hui n’est plus « comment ça marche », c’est « à qui ça sert, et pour quoi faire ».
Rendez-vous les 16 et 17 septembre au Palais des Congrès de Tours.
